Album photos

Album photos #6 – Un week-end à St-Valery-sur-Somme

Un week-end en Baie de Somme

C’était le premier week-end d’avril dernier. Un besoin de s’évader et de changer d’air,  mais sans aller très loin. Pour ça, la Baie de Somme était l’endroit parfait. Direction Saint-Valery-sur-Somme, charmante ville médiévale qui offre une vue imprenable sur la Baie. Je n’ai pas pu voir les phoques (il y avait trop de brume) mais ça ne m’a pas empêchée d’apprécier ce petit séjour.

St-Valery, ville médiévale

C’est avec une douce impression de remonter le temps qu’on parcourt les ruelles de Saint-Valery. Guillaume le Conquérant et Jeanne d’Arc y sont passés : le premier, avant de partir à la conquête de l’Angleterre ; la seconde, prisonnière, y fut amenée de force avant de rejoindre Rouen. On regarde ses pieds avant de se promener la tête en l’air. Des pavés aux façades, tout nous rappelle le passé. La ville est un livre ouvert qui nous raconte notre histoire.

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Vue sur la Baie

Mais le passé préservé n’est pas la seule richesse de St-Valery. La ville-haute permet de contempler la Baie de Somme. On ne pourrait se lasser de cette vue, tant elle donne l’impression d’avoir la baie à ses pieds. L’eau nous semble à la fois proche et lointaine. Le spectacle de la nature nous en met plein les yeux.

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Voyager dans le temps avec le train à vapeur

Après avoir quitté la ville-haute et s’être promené sur la digue jusqu’au port, un nouveau vestige du passé se dévoile : le train à vapeur. Ce train datant de la Belle époque relie Cagneux-sur-Mer à Le Crotoy, en passant par St-Valery-sur-Somme et Noyelles-sur-Mer. Le trajet est agréable et permet d’apprécier les paysages qui défilent lentement. Plus qu’un simple moyen de transport, le train à vapeur offre une balade hors du temps, et ravit les petits comme les grands.

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Saint-Valery-sur-Somme est parfaite pour se ressourcer et se reposer. On oublie ses soucis du quotidien dans cette invitation au voyage dans le temps et l’espace. Et parce qu’un week-end ne permet pas de profiter de tout ce qu’offre la Baie de Somme, j’y retournerai volontiers en espérant avoir plus de chance pour voir ses célèbres phoques.

Politique&Culture

Politique&Culture #2 – La nouvelle ministre de la Culture lit et édite des livres

Françoise Nyssen

C’est une nomination qui a été bien accueillie le 17 mai 2017 : une éditrice a pris la tête du ministère de la Culture au sein du gouvernement Édouard Philippe.

Une éditrice rue de Valois

Françoise Nyssen, née en Belgique en 1951, est à la tête de la maison d’édition Actes Sud. Cette maison avait été fondée par son père, Hubert Nyssen, en 1969, sous le nom Atelier de cartographie thématique et statistique (d’où le « Actes »). C’est en 1977 que Hubert Nyssen, sa femme Christine Le Boeuf ainsi que leur associé Jean-Philippe Gautier s’ouvrent à l’édition de livres et prennent le nom Actes Sud.

Françoise Nyssen s’intéresse d’abord à la chimie et à l’urbanisme avant de rejoindre Actes Sud. Depuis, la maison d’édition enchaîne les succès éditoriaux. Prix Médicis du roman étranger en 1993 avec Léviathan de Paul Auster ; en 1996, prix Goncourt des lycéens pour Instruments des ténèbres de Nancy Huston ; publication d’Une histoire de la lecture d’Alberto Manguel en 1998, entre autres.

2015 est l’année de la consécration : deux prix Goncourt (prix Goncourt pour Boussole de Mathias Enard et prix Goncourt du premier roman pour Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud) et un prix Nobel de littérature avec Svetlana Alexievitch. 2015, c’est aussi l’année de publication de deux autres succès : Millénium 4 de David Lagercrantz et Le Charme discret de l’intestin de Giulia Enders.

Un point est important pour Françoise Nyssen : l’indépendance. C’est grâce à cette indépendance qu’Actes Sud publie tant d’ouvrages de qualité. Et pas seulement des œuvres de fiction. En 2011, une nouvelle collection voit le jour : le Domaine du possible « une collection qui rassemble des initiatives et propositions originales et innovantes sur des questions écologiques, économiques, énergétiques ». Domaine du possible, c’est aussi le nom d’une école que Françoise Nyssen a créée avec son mari en 2015, pour accompagner les enfants en difficulté, de la maternelle au lycée. L’éditrice n’a donc pas peur de proposer des alternatives innovantes.

La lauréate du prix Veuve-Cliquot de la femme d’affaires de l’année (1991) a fait d’Actes Sud une maison d’édition de premier plan, tout en gardant son originalité face au milieu éditorial français. Ouverte à la nouveauté, en ce qui concerne l’édition mais aussi les initiatives citoyennes, Françoise Nyssen est une femme engagée, qui ne manquera pas de dynamisme pour mener à bien les missions du ministère de la Culture.

Cette nomination enchante les acteurs de la chaîne du livre. Et pour cause ! Sans remettre en doute son objectivité, on peut s’attendre à ce que Françoise Nyssen rééquilibre les subventions aux différents domaines culturels. Le Monde signalait, dans un article d’avril dernier, qu’en 2016, le Centre national de la cinématographie et de l’image animée s’était vu attribué une subvention de 639 millions d’euros ;  contre 30 millions pour le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz ; le Centre national du livre avait, lui, bénéficié de 28 millions d’euros ; et l’association pour le soutien au théâtre privé, 8 millions. L’importance du lobbying dans ce ministère clientéliste est l’une des explications avancées par cet article, qui souligne la capacité du milieu du cinéma à oublier les querelles internes pour faire front. Mais n’oublions pas qu’Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture et de la Communication, avait travaillé au sein du Centre national de la cinématographie et de l’image animée.

Un changement de nom significatif pour le ministère

Le ministère est devenu ministère de la Culture, après avoir été ministère de la Culture et de la Communication. La culture a rarement eu un ministère rien que pour elle. Créé en 1959 par Michel Debré, sur demande de Charles de Gaulle, le ministère (spécialement créé pour André Malraux) fut d’abord consacré aux affaires culturelles. Mais un ministère rien que pour la Culture, c’est beaucoup trop…

Petite liste non exhaustive des ministères de la Culture créés par nos anciens gouvernements.

-En 1974, c’est un ministère des Affaires culturelles et de l’Environnement qui est proposé à Alain Peyrefitte. Association qui nous paraîtrait bien étrange aujourd’hui.

-La culture côtoie la communication dans un ministère pour la première fois en 1978.

-En 1988, nous avons un ministère de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire. On ne savait pas où les mettre, alors on les a casés dans un seul ministère. Pratique.

-En 1992, on met ensemble la culture et l’éducation nationale. C’est peut-être parce qu’on apprend à lire à l’école ?

-En 1993, on change encore pour un ministère de la Culture et de la Francophonie.

-En 1995, ô joie, un ministère de la Culture-tout-court (jusqu’en 1997) !

1997 : retour du ministère de la Culture et de la Communication, jusqu’en mai 2017.

Les noms des ministères renseignent sur les orientations des gouvernements. A titre d’exemple : le nouveau ministère de l’Europe et des Affaires étrangères illustre la volonté du président de la République de faire du projet européen le cœur de son quinquennat. Le fait de créer un ministère entièrement dédié à la culture montre l’importance qui lui est accordée. Emmanuel Macron veut sûrement faire taire ses détracteurs qui critiquaient la légèreté de son programme en ce qui concernait ce domaine.

Et vous, que pensez-vous de l’entrée de Françoise Nyssen au ministère de la Culture ?

C'est le 1er, je balance tout

C’est le 1er je balance tout #4

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Nous ne sommes plus le 1er, mais ce n’est pas grave, je vous présente mon C’est le 1er je balance tout avec un peu de retard. Mon excuse ? J’ai passé le week-end dans le sud de la France (et je vis dans le Nord, tout en haut, donc c’était une petite expédition) pour assister au mariage d’une amie. Et bien sûr, je n’ai pas anticipé et n’ai pas préparé cet article avant de partir.

Faisons donc ce retour sur mon mois d’avril.

  • Je balance : le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois-dernier

Souvenez vous, en mars, j’ai beaucoup lu comparé à mon rythme habituel. En avril, j’ai lu moins de livres mais mes lectures furent tout aussi enthousiasmantes qu’en mars.

J’ai beaucoup aimé Tout plaquer et aller prendre un bain de Mathou. Un livre tout doux qui nous ré-apprend à apprécier les plaisirs du quotidien.

J’ai adoré Dalva de Jim Harrison. L’année dernière, j’avais lu un livre de cet auteur et je n’avais pas du tout aimé. Mais on m’a vivement conseillé Dalva, alors j’ai laissé une seconde chance à Jim Harrison et grand bien m’en a pris ! J’ai voyagé dans l’Amérique des grands espaces, dans une nature qui résiste difficilement à l’activité des hommes, et dans une histoire passionnante qui nous fait côtoyer les Sioux.

J’ai commencé La Prisonnière, le cinquième volume de la Recherche. J’ai décidé il y a quelques années de lire un volume de la Recherche par an (l’année dernière je vous présentais Sodome et Gomorrhe). Je savoure ces moments que je passe en compagnie de Marcel Proust. C’est une lecture qui prend du temps, qui demande une attention toute particulière, mais quel plaisir ! J’ai l’impression de retrouver un vieil ami, et ça me donne une sensation de bien-être très agréable. Mais je vais m’arrêter là, parce que je suis capable de vous écrire un looong éloge de mon Marcel !

Pas de flop donc, en avril. Et tant mieux !

  • Je balance : au moins une chronique d’un autre blog lue le mois dernier

C’est non sans honte que je vous avoue ne pas avoir de lien à vous présenter. J’ai lu peu de chroniques en avril et je n’ai pas gardé le lien de celles que j’ai lues et appréciées. Je me rattraperai le mois prochain !

  • Je balance : au moins un lien (hors chronique littéraire) qui m’a fait « Wahou » le mois dernier

J’ai découvert les vidéos de la booktubeuse Lemon June et j’ai eu un gros coup de coeur ! Je me retrouve dans ses lectures (des classiques, du contemporain…) et j’aime beaucoup sa fraîcheur et son humour. Ses vidéos sont parsemées de notions issues de son parcours en Lettres modernes. Lemon June les explique de manière claire, et ça me replonge dans mes études de Lettres. Bref, elle est passionnante !

Je vous conseille le documentaire des Internettes sur la place des femmes sur Youtube : Elles prennent la parole. Les youtubeuses parlent notamment de leur crainte de manquer de légitimité, de ce que leur apporte leurs vidéos, des insultes qu’elles reçoivent… C’est à la fois inspirant et effrayant. Inspirant parce que leurs parcours nous donnent envie de nous assumer et de faire tout ce qu’on a envie de faire. Effrayant parce qu’elles se font insulter de manière ignoble pour des raisons qui m’échappent totalement.

  • Et enfin, je balance : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Avril a commencé avec un week-end en Baie de Somme puis la découverte d’Amiens (je vous ai d’ailleurs parlé de ma visite de la maison de Jules Verne). J’y ai passé un très bon moment. Et le mois s’est terminé par un week-end fabuleux de retrouvailles entre amis à l’occasion d’un mariage. Je ne pouvais pas rêver mieux.

C’est fini pour ce C’est le 1er je balance tout assez sommaire. Mon objectif est de préparer le prochain à l’avance et de vous présenter quelque chose de plus travaillé !  En attendant, je vous souhaite un très beau et très doux mois de mai.

Pour retrouver les autres participations, c’est chez Loupiot que ça se passe.

Romans

Je me suis tue de Mathieu Menegaux, une tragédie du silence

Dire l’indicible. Mettre des mots sur des actes qu’on n’ose nommer. Confronter le lecteur à ce qui lui fait horreur. A ce qui lui fait peur. C’est l’un des rôles de la littérature. C’est l’une des raisons pour lesquelles les écrivains écrivent et pour lesquelles les lecteurs lisent. Je me suis tue de Mathieu Menegaux remplit ce rôle à la perfection.

Il n’y a pas d’acte dans ce roman et pourtant c’est une véritable tragédie qui se déroule sous nos yeux. Comme les personnages tragiques, Claire est le jouet du destin. Qu’il y ait des dieux ou non, une chose est sûre : la fatalité s’abat sur elle. Dès le début, le lecteur sait qu’elle a commis un crime. Un crime que la société ne peut pas pardonner. On ne sait pas ce que Claire a fait, mais on sait que ça dépasse l’entendement.

« Hommes ou femmes, jurés populaires ou magistrats, experts ou témoins, spectateurs ou commentateurs, peu importe, de toute façon. Tout ce beau monde, face à moi, m’a condamnée dès que je me suis installée dans le box, avant même la lecture de l’acte d’accusation. Je suis entrée dans ce procès sans aucune chance d’en sortir libre. » (p.10)

Dans une lettre qu’elle adresse à toutes ces personnes qui la jugeront, Claire explique son geste. Elle se confie, se dévoile, révèle ses secrets. Après avoir choisi le silence, elle parle. On découvre alors pourquoi cette femme heureuse et comblée, du moins en apparence, vit une telle descente aux Enfers.

Après une soirée passée chez un collègue d’Antoine, son mari, Claire décide de rentrer seule. Elle subit alors une agression sexuelle. Et décide de se taire. Tout commence par ces mots : « Je me suis tue. » Ce silence va avoir des répercussions que Claire n’aurait pas pu prévoir.

Tout s’enchaine très vite. Le silence de Claire est suivi d’une nouvelle catastrophe, qui, elle, précède un nouveau silence. Claire ne maîtrise plus rien, tout lui échappe. Les coups du sort se multiplient et la frappent de plein fouet. Jusqu’à ce qu’elle commette l’irréparable.

A chaque fois qu’elle peut se confier, Claire décide de se taire. Par honte, par peur. Parce qu’elle craint de disparaître derrière le statut de victime. Claire ne veut pas être traitée comme une petite chose fragile. Alors elle se tait. Toutes ces craintes la plongent dans un tourment dont elle ne peut plus sortir.

Je me suis tue est une terrible tragédie. C’est une tragédie parce qu’on sait qu’il n’y aura pas de dénouement heureux. Tout va finir de la pire des manières, on le sait dès le début.

Ce premier roman de Mathieu Menegaux nous confronte à nos propres angoisses. Qu’aurions-nous fait à la place de Claire ? Et si avions dû la juger, quelle décision aurions-nous prise ? Ce qui nous paraît impensable, impardonnable, apparaît peu à peu, au fil des pages, sous un jour nouveau.

Je me suis tue est un roman dérangeant. C’est un roman qui fait froid dans le dos. J’y ai pensé pendant des jours, et j’y pense encore. J’aime ces romans qui me mettent sous les yeux des situations dont je voudrais détourner le regard. Impossible de rester de marbre face à ce roman maîtrisé d’une main de maître du début à la fin.

Mathieu Menegaux m’a bouleversée. Et c’est ce que je demande à la littérature.

(Un grand merci à Amandine du blog L’ivresse littéraire pour m’avoir prêté ce roman !)

Je me suis tue

Visites et rencontres

La maison de Jules Verne à Amiens : un voyage passionnant dans l’univers de l’écrivain

La maison de Jules Verne à Amiens _ un voyage passionnant dans l'univers de l'écrivain

Quand je pense à Jules Verne, je pense instantanément à mon enfance. J’ai découvert ses histoires à travers les nombreuses adaptations cinématographiques et télévisées et puis, naturellement, j’ai plongé dans les livres de l’écrivain. J’ai fait le tour du monde en 80 jours, j’ai voyagé au centre de la Terre et j’ai parcouru 20 000 lieues sous les mers. Je suis loin d’avoir tout lu, mais savoir que tant de ses livres m’attendent me rassure : je sais que j’aurai toujours un livre de Jules Verne à lire.

Alors, quand après un séjour à Saint-Valéry-sur-Somme (un article album-photos est prévu) j’ai passé une journée à Amiens, je n’ai pas réfléchi longtemps quant au programme : je me devais de visiter la maison de Jules Verne.

Je trouve qu’il y a toujours une atmosphère particulière quand on visite la maison d’un écrivain. C’est comme si on visitait les coulisses et on se dit : « Alors c’est ici qu’il a écrit les livres que j’ai aimés ». C’est l’envers du décor, comme un secret qui se révèle, silencieusement, sous nos yeux.

Jules Verne s’établit à Amiens en 1871. Sa femme, Honorine du Fraysne de Viane est originaire de cette ville. C’est en 1882 que le couple s’installe dans cette maison (Jules Verne a alors 54 ans). Ils y demeurent jusqu’en 1900.

« Sur le désir de ma femme je me fixe à Amiens, ville sage, policée, d’humeur égale, la société y est cordiale et lettrée. On est près de Paris, assez pour en avoir le reflet, sans le bruit insupportable et l’agitation stérile. Et pour tout dire, mon Saint Michel reste amarré au Crotoy. » (lettre de Jules Verne à son ami Charles Wallut, 1871)

La visite de la maison à la tour permet de s’imprégner de l’ambiance d’une maison bourgeoise du XIXe siècle, tout en découvrant du mobilier et des objets ayant appartenu aux Verne. C’est aussi un musée sur l’œuvre de l’écrivain et sur sa postérité. On y trouve ainsi de nombreuses affiches, et une pièce présente des ouvrages de l’auteur.

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Dans cette pièce est reproduite une partie de la cabine du Saint-Michel, le bateau de Jules Verne

Et comme dans toute maison d’écrivain, le cœur de la visite est : le bureau de Jules Verne. Meuble imposant, il n’est toutefois pas assez grand pour supporter tous les livres consultés par l’auteur. Sur le globe terrestre, Jules Verne a tracé les parcours qu’il faisait faire à ses personnages. Leurs aventures sont nourries par les nombreux voyages effectués par Verne et par les recherches qu’il faisait.

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La bibliothèque de la Société industrielle d’Amiens fut d’une grande aide pour l’auteur. Il put y trouver nombre d’ouvrages techniques qui l’inspirèrent. Il avait accès à cette bibliothèque grâce à son statut de membre honoraire de la Société industrielle d’Amiens. L’écrivain était très impliqué dans la vie amiénoise. Il fut membre puis directeur de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Amiens, et conseiller municipal de la ville à partir de 1888. Réélu en 1904, il fut particulièrement actif dans la vie culturelle de sa ville.

Si aujourd’hui Jules Verne nous semble si attaché à la capitale de la Picardie, c’est non seulement parce qu’il y écrivit une partie de son œuvre, mais aussi parce qu’il fut partie prenante de son développement.

Écrivain, grand voyageur, homme de société, ce sont ces différentes facettes qui nous sont présentées lors de la visite de sa maison. C’est une entrée passionnante dans son univers qui nous est ainsi proposée.

En sortant, vous n’aurez qu’une envie : plonger dans ses livres et poursuivre votre voyage.

Quelques informations en vrac

La maison appartenait à un notaire d’Amiens, Jules Verne n’en était que locataire. – Avant d’être connu pour ses romans, Jules Verne a écrit des pièces de théâtre avec Alexandre Dumas Fils. – La sculpture métallique sur le haut de la tour date de 2005. – On raconte que Jules Verne aurait été franc-maçon et aurait laissé dans son œuvre de nombreuses informations (codées) sur les secrets de la franc-maçonnerie.

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BD, Comics et Mangas

Profiter de chaque instant avec Tout plaquer et aller prendre un bain de Mathou

Tout plaquer et aller vivre dans une cabane en Sibérie. Tout plaquer et partir élever des lamas au Pérou. Tout plaquer et vivre sur une île, isolée de tout. Combien de fois nous faisons-nous cette réflexion : je veux quitter toutes mes responsabilités, dire stop, et souffler ? Je dois dire que ça m’arrive souvent, et heureusement, je peux trouver dans la lecture des moyens d’échapper au quotidien.

Dans Tout plaquer et aller prendre un bain (mes petits moments), l’illustratrice Mathou nous montre que le quotidien peut être source de grands-petits moments de bonheur. Il faut savoir les apprécier et les savourer, les vivre pleinement. Plus facile à dire qu’à faire, quand nos journées se ressemblent et que la routine s’installe malgré nos efforts pour laisser la surprise prendre sa place dans notre quotidien.

Je me suis installée confortablement avec le livre de Mathou, et j’ai délicatement tourné les pages, curieuse de savoir quel moment sera évoqué dans le dessin suivant. Lire Tout plaquer et… c’est comme manger un chocolat. On est pressé de le manger mais on veut aussi le savourer. Prendre son temps. Je me suis arrêtée à chaque page et ai admiré les dessins tout en couleurs vives et rondeurs. J’ai mis en parallèle chaque instant croqué avec mon propre quotidien. Plusieurs de ces moments concernent la fille de Mathou et m’ont donc moins parlé puisque je ne suis pas maman, mais ça ne m’a pas empêchée d’en apprécier la douceur.

Chaque illustration fait sourire. On se dit « Mais oui, moi aussi j’aime ce moment », « Moi aussi je fais ça », « Qu’est-ce que j’aime ça ! ». Comme une enfant, j’ai aimé la surprise provoquée à chaque page tournée, à chaque nouveau plaisir dessiné : choisir le thé, regarder un film avec un plaid, faire une balade à vélo, chanter très fort, marcher sur le sable, l’odeur des livres, boire un chocolat chaud…

Chacun des dessins vaut un long discours. Car ils disent tous que ces instants, vécus seul ou accompagné, sont précieux. Il faut retrouver cette sensation que nous avons quand nous vivons quelque chose pour la première fois.

Frais, doux et chaleureux, Tout plaquer et aller prendre un bain pourra facilement devenir votre livre-doudou, celui qui reste sur la table de chevet et qu’on feuillette dès que le moral n’est plus au beau fixe. C’est ce genre de livres qui font chaud au cœur et qu’on aime lire et relire.

Si vous aimez les dessins de Mathou, vous pouvez la retrouver sur son blog, Crayon d’humeur.

Tout-plaquer-et-aller-prendre-un-bainJ’ai lu cette BD dans le cadre de l’opération « La BD fait son festival » de Price Minister, que je remercie chaleureusement. Comme demandé, je livre une note : 20/20, pour toutes les raisons évoquées dans cette chronique !

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C'est le 1er, je balance tout·Non classé

C’est le 1er je balance tout #3

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Bonjour à tous !

On se retrouve pour la troisième édition du rendez-vous C’est le 1er je balance tout. Au menu : des romans et un atlas, la découverte d’un blog et un article sur une machine. C’est parti !

  •  Je balance : le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois-dernier

Ce mois-ci j’ai lu plus que les mois précédents, et j’ai tout aimé ! Difficile de faire la présentation par ordre de préférence, mais essayons.

l'amie prodigieuseAprès avoir terminé Aurélien (je vous en parlais dans le C’est le 1er du mois-dernier), j’ai dévoré les deux premiers volumes de la saga L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. C’est l’un des phénomènes littéraires du moment. J’ai plutôt tendance à attendre que l’engouement se calme pour découvrir les succès éditoriaux, mais là ma curiosité l’a emporté, et heureusement ! Je ne pouvais plus me détacher des livres une fois que je les avais commencés. J’ai plongé dans l’histoire d’Elena et Lila, deux filles venant d’un quartier pauvre de Naples dans les années 1950. J’attends avec impatience que le troisième volume soit disponible en format poche.

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Dimanche dernier, j’ai lu Je me suis tue de Mathieu Menegaux. C’est L’ivresse littéraire qui me l’a prêté, et je l’en remercie car ce fut une belle claque ! J’ai d’ailleurs commencé à écrire ma chronique de lecture après l’avoir terminé. Dans ce roman, Claire, une femme d’une quarantaine d’années, est en attente de son jugement. Dans une lettre, elle explique pourquoi elle est en prison et pourquoi elle a fait ce qu’elle a fait. C’est le genre de livre qui vous fait réfléchir pendant des heures et qu’il est difficile d’oublier.

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Grâce au site Lecteurs.com, j’ai gagné L’Atlas obscura, un atlas qui présente des endroits insolites à visiter dans le monde. C’est l’ouvrage parfait pour les curieux ! Je vous en parle dans cette chronique.

déracinéeEn mars, j’ai dérogé à mes lectures habituelles et j’ai lu un roman qu’on peut classer dans les livres de jeunesse/jeunes adultes et fantasy. Pour la rubrique « L’instant conte » de Maze, j’ai lu Déracinée de Naomi Novik. Inspirée de contes polonais, c’est l’histoire d’une jeune fille qui doit tout quitter pour aller vivre avec un terrible magicien, appelé Le Dragon. J’ai découvert ce livre grâce à Allez vous faire lire (et grâce à son rendez-vous C’est le 1er je balance tout !) et ce fut une bonne lecture. J’ai eu un peu de mal au début parce que le style me paraissait fragile par certains aspects mais ça ne m’a pas empêchée d’être entraînée par les aventures de l’héroïne.

Cinq livres (plus la fin d’Aurélien) en un mois, c’est exceptionnel pour moi !

  • Je balance : au moins une chronique d’un autre blog lue le mois dernier

Ce mois-ci, la récolte va être mince. Je vous disais que j’avais beaucoup lu en mars, et le résultat est que j’ai passé moins de temps à lire les blogs. J’ai aussi été occupée par un projet que je mets en place et pour lequel je rédige un dossier sur ordinateur (et dont je vous parlerai peut-être quand il prendra forme !). Donc dès que je peux, je m’éloigne de l’écran.

J’ai néanmoins découvert un nouveau blog, grâce à la visite de sa rédactrice sur le mien. Et j’ai mis le lien de côté parce que je n’ai lu que quelques-uns de ses billets et j’aime tellement sa manière d’écrire et la présentation de ses articles que je veux tout lire. C’est le blog Envole de pages (Celestialmusae si tu passes par ici, j’en profite pour te dire que je n’ai pas laissé de commentaire sur ton blog mais promis je le ferai !) . Je vous partage le lien vers sa chronique de La maison dans laquelle de Mariam Petrosyan, dont j’ai entendu parler sur plusieurs blogs et qui fait partie de mes livres à lire.

  • Je balance : au moins un lien (hors chronique littéraire) qui m’a fait « Wahou » le mois dernier

Je vous partage un article de France Culture sur une innovation testée à Pékin : des machines intelligentes pour délivrer le papier-toilette. Au-delà du caractère insolite et, a priori drôle (mais seulement a priori), l’article prend de la hauteur pour interroger l’usage de la technologie à des prétendues fins écologiques. Car ces machines intelligentes enregistrent le visage de celui qui se rend aux toilettes. Et la vie privée, dans tout ça ?

  • Et enfin, je balance : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

J’ai réussi à avancer dans ma to-do liste et j’en viens peu à peu à bout. Et ça, c’est une grande victoire !

Je vous souhaite un joli mois d’avril.

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