BD, Comics et Mangas

Mon coup de coeur estival pour le manga Library Wars – Love & War

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En juillet j’ai lu le premier volume de cette série de manga découverte par hasard. Depuis j’ai dévoré les volumes, jusqu’au dernier il y a quelques jours. C’est un gros gros coup de cœur et je ne pouvais pas ne pas vous en parler !

Library Wars – Love & War (de Kiiro Yumi) est inspiré du livre Library Wars de Hiro Arikawa, publié entre 2006 et 2007. Cette réécriture se présente sous la forme d’un shojo (catégorie de manga destinée à de jeunes adolescentes) de 15 volumes publiés entre 2007 et 2014. La série a été publiée en France par les éditions Glénat.

Une réflexion sur la liberté d’expression

Le récit se situe au Japon dans un futur alternatif. La loi d’amélioration des médias est au cœur d’une lutte de pouvoir puisqu’elle met en place une censure d’État. C’est un comité, le comité d’amélioration des médias, qui est chargé de veiller au respect de la loi et exerce ainsi une pression sur les publications (livres, journaux…). Le comité peut interdire des publications ou confisquer des ouvrages pour x raisons, comme atteinte aux bonnes mœurs par exemple. Face à cette censure, les directeurs de bibliothèques se sont battus pour instaurer une déclaration relative à la liberté des bibliothèques : ces-dernières peuvent ainsi collecter des documents, les proposer au public, protéger l’anonymat des lecteurs, et s’opposer à des censures injustifiées. Depuis s’est formé un corps des bibliothécaires, pour lutter contre le comité d’amélioration des médias. C’est un corps paramilitaire qui dispose d’une force armée : le groupe d’intervention des bibliothécaires (GIB).

Cette situation n’est pas qu’une toile de fond et la question de la liberté d’expression est exploitée dans chacun des volumes. Avec Iku Kasahara, l’héroïne, nous découvrons le corps paramilitaire du Kanto et plus particulièrement le GIB puisqu’elle est la première femme à intégrer ce groupe. Si au début il parait impossible de faire évoluer les choses, différents événements vont peu à peu apporter du changement. L’un des éléments les plus importants dans cette histoire, et que Kasahara réalise avec stupeur, est que la loi d’amélioration des médias a pu être mise en place grâce à l’indifférence de la population. Il n’y avait en effet que les bibliothécaires pour s’offusquer d’une telle mesure. Bien que ce manga soit un shojo, la lutte pour la liberté d’expression est omniprésente et transmet bien un message politique : il ne faut pas laisser un gouvernement limiter nos droits sans nous battre. Ce manga illustre bien les problèmes auxquels doivent faire face les bibliothécaires : concilier idéaux de paix et combats (ils ont l’autorisation de se servir d’armes mais ne le font que quand la situation les y oblige) ; obligation de défendre leurs droits dans les limites imposées par la loi, ce qui les pousse à réfléchir longuement pour établir des plans d’action ; et des divisions internes auxquelles aucun groupe ne peut échapper.

Malgré un contexte sombre, une légèreté bienvenue

Le manga Library War – Love & War parvient à conjuguer cette réflexion avec des éléments qui relèvent du shojo. Les deux dimensions s’accordent parfaitement et c’est la raison pour laquelle j’ai lu les 15 volumes en peu de temps.

Iku Kasahara a tout juste la vingtaine et a souhaité rejoindre le corps des bibliothécaires après avoir été sauvée par l’un d’entre eux alors qu’elle était encore lycéenne. C’est pour retrouver son « prince charmant » qu’elle travaille dur et devient l’un des éléments les plus prometteurs de sa promotion, contre l’avis de ses parents qui ne souhaitent pas qu’elle fasse un « métier d’homme ». Seule femme du GIB, Kasahara étonne par ses capacités sportives mais elle doit subir l’intransigeance de son supérieur, le lieutenant Dojo. La relation entre Kasahara et Dojo est assez prévisible mais cela n’enlève rien au plaisir que l’on a à suivre les événements. Il y a de plus une palettes de personnages qui, bien que secondaires au premier abord, prennent peu à peu une place plus importante et acquièrent même de la profondeur.

Iku Kasahara est un personnage que j’ai trouvé très intéressant. Depuis toute petite, elle a mal vécu le fait d’être plus grande que les autres et sa mère n’a jamais supporté son comportement qu’elle jugeait non féminin. Elle met du temps à s’affirmer et à reconnaître qu’elle est aussi intelligente que ses amis. Kasahara se sous-estime beaucoup trop et nous suivons avec elle son long chemin vers la confiance en soi. J’ai aimé l’évolution de ce personnage. Kasahara change, mais garde aussi un caractère entier qui fait d’elle quelqu’un de franc et sincère.

Il y a beaucoup de scènes convenues et attendues dans un tel manga mais je dois dire que je les ai beaucoup aimées. Les situations drôles apportent de la légèreté à cette histoire. On rit beaucoup malgré le contexte sombre et ce contraste m’a plu. Je lis des mangas depuis peu et je découvre l’univers shojo aux dessins caractéristiques (importance accordée aux yeux ; traits accentués pour lire les émotions…) avec plaisir. J’ai suivi sans ennui les atermoiements amoureux des personnages, je dirais même que je les ai lus avec beaucoup d’intérêts ! Je vous avoue (petite confession avant de conclure) que je suis tombée sous le charme de Dojo.

Je ne m’attendais pas à trouver tous ces éléments en commençant ce manga découvert par hasard à la bibliothèque. Intriguée par le titre, je me suis lancée sans a priori dans cette histoire et j’en suis ravie parce que j’ai adoré cette série ! J’étais à la fois heureuse et triste de la finir, signe qu’elle m’a véritablement marquée.

  La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un animé !

 

 

Podcasts

Estelle, disparue : un documentaire France Culture qui ne laisse pas indifférent

Estelle, disparueUn documentaire France Culture, par Michel Pomarède

Estelle Mouzin avait 9 ans lorsqu’elle a disparu, en janvier 2003. Aujourd’hui, elle a/aurait dû avoir 24 ans. Nous avons, elle et moi, un an de différence. Comment ne pas se sentir touchée par cette histoire ? J’avais 10 ans lorsqu’elle a disparu, et je me souviens de la photo de cette petite fille brune au pull rouge. Quatorze ans plus tard, c’est toujours le flou. Personne ne peut dire ce qui s’est passé le 9 janvier 2003. Parfois, de nouvelles pistes redonnent de l’espoir, mais elles ne mènent pas vers Estelle.

Je n’aime pas les émissions sur des enquêtes criminelles. Le ton des présentateurs, les images, la musique…tout me fait peur (je suis une froussarde sur ce point). Mais le feuilleton de France Culture sur Estelle Mouzin m’a tout de suite plu. J’ai entendu le premier épisode par hasard, puis chaque semaine j’ai téléchargé les podcast dès qu’ils étaient disponibles. L’émission ne joue pas sur le sensationnel ni sur le pathos. Elle est touchante par sa sobriété. Chaque semaine, France Culture propose un chapitre thématique composé de 5 épisodes de 10 minutes chacun. Ces épisodes peuvent être téléchargés avant leur diffusion à la radio dans le cours de la semaine.

Les chapitres disponibles sont les suivants :

1/La mobilisation

2/L’enquête de la police

3/La contre-enquête des avocats

4/Le combat d’un père

5/Le regard des journalistes

6/Le travail des associations

Chaque épisode est l’occasion d’entendre des personnes ayant un lien avec l’affaire mais aussi de re-découvrir des archives d’émissions qui ont été diffusées tout au long de ces 14 années. “Estelle, disparue” nous fait plonger dans l’enquête et dans les arcanes judiciaires et médiatiques. Et au milieu de tout ça, il y a une famille. La personne que nous entendons le plus, parmi les proches d’Estelle Mouzin, est son père. Il a souhaité dès le début médiatiser la disparition d’Estelle, dans le but de la retrouver plus facilement. C’est avec beaucoup de pudeur qu’il revient sur ces années de recherche et sur ce que la disparition de sa fille a changé. C’est touchant de l’entendre parler d’Estelle, de l’entendre évoquer les bons moments qu’il a vécus avec elle, et les moments qu’il voudrait vivre à ses côtés. Eric Mouzin est un homme engagé et se bat pour que les techniques de recherche d’enfants disparus s’améliorent. Il s’est notamment battu pour la mise en place de l’alerte enlèvement.

L’émission nous fait re-vivre l’enquête et la diversité des points de vue nous aide à y voir plus clair sur le rôle joué par chacun. Faire les entretiens 14 ans après la disparition d’Estelle permet à chacune des personnes interrogées de prendre du recul et de réfléchir à ce qui a été fait et à ce qui a manqué. Chez toutes ces personnes, on retrouve la difficulté de ne pas trop s’impliquer émotionnellement dans l’affaire. Certaines évoquent la nécessité de mettre une barrière pour ne pas être détruites psychologiquement, mais cette barrière est bien peu de chose quand on prend part à une telle enquête.

La disparition d’Estelle a marqué toutes les personnes interrogées dans l’émission. Quatorze ans plus tard, l’enquête n’est pas terminée. Il y a eu une forte mobilisation, mais aussi des lacunes et des erreurs dans la recherche de la petite fille. Est-elle vivante ? Où est-elle ? Que s’est-il passé ? Ces questions reviennent dans chaque épisode. L’exemple de Natacha Kampusch est cité à plusieurs reprises pour montrer qu’on ne peut pas abandonner la recherche d’Estelle car il y a toujours l’espoir qu’elle soit vivante. On touche alors à la question du deuil, impossible à faire dans ce cas.

Ce feuilleton permet d’apprendre beaucoup de choses sur les enquêtes sur les disparitions d’enfants, sur la vie d’une famille après un tel drame et sur l’impact sur la société. Bien que des membres de la famille d’Estelle se confient, il n’y a aucun voyeurisme dans cette émission. Michel Pomarède (qui réalise ce feuilleton et les entretiens) ne pose pas de questions trop personnelles, mais il sait faire parler les personnes, simplement. J’apprécie tout particulièrement la place laissée aux silences. Parfois, l’absence de mots en révèle bien plus que de longues phrases. Ces silences nous disent toute la souffrance avec laquelle vivent les proches d’Estelle et les personnes concernées par l’enquête.

Il reste deux chapitres mais sais d’avance que ce sera trop court et que j’en voudrais plus parce qu’il y a énormément de choses à dire sur Estelle Mouzin et sur l’impact de sa disparition. En attendant la fin, je vous recommande vivement ce feuilleton qui ne laisse pas indifférent.

Le lien : Estelle, disparue

Vous pouvez aussi télécharger les épisodes en passant par l’application RF Podcast.

Ecoutez-vous des podcasts ? Avez-vous des recommandations à me faire ?

C'est le 1er, je balance tout

C’est le 1er je balance tout #6

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Bonjour chers lecteurs,

Le mois dernier je n’ai pas pu vous faire un résumé de mon mois de juin, alors cette fois je m’y suis prise en avance (je commence la rédaction le 29 juillet !). Mon dernier article ici date du 29 juin, il n’y a donc eu aucune publication pendant un mois. J’ai été assez occupée (je vous explique l’une des raisons à la fin de cet article) alors j’ai fait une petite pause, et ça n’était pas plus mal.

Comme d’habitude vous trouverez :

 

  • le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois-dernier
  • au moins une chronique d’un autre blog
  • au moins un lien (hors chronique littéraire) qui m’a fait « Wahou »
  • ce que j’ai fait de mieux

 

  • Je balance : le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois-dernier

 

napoléon jacques bainvilleEn juin, j’ai commencé la biographie de Napoléon écrite par Jacques Bainville (disponible en libre accès sur Gallica). J’ai terminé ma lecture en juillet. La biographie date (années 1930) mais, même si je préfère lire des biographies récentes pour être informée des dernières découvertes, je me suis laissée convaincre par Franck Ferrand. Et tant mieux ! J’ai beaucoup aimé cette lecture, grâce à laquelle j’ai appris plein de choses sur Napoléon et son entourage. La biographie est agréable à lire, et je vois maintenant sous un nouveau jour pas mal d’aspects de la vie de l’empereur. Mais pour comparer les thèses de Jacques Bainville avec d’autres plus récentes, je compte lire une autre biographie.

 

je me promets d'éclatantes revanchesAutre coup de cœur pour Je me promets d’éclatantes revanches de Valentine Goby aux éditions de l’Iconoclaste. C’est un livre de la rentrée littéraire (à paraître fin août) que j’ai lu pour le magazine Maze. Dans ce livre, Valentine Goby explique comment elle a découvert Charlotte Delbo et nous fait part de sa lecture des œuvres de cette rescapée des camps. J’en parlerai plus longuement dans un article pour Maze.

 

 

 

un printemps à tchernobylJ’ai apprécié la BD Un printemps à Tchernobyl d’Emmanuel Lepage (éditions Futuropolis). L’auteur se rend à Tchernobyl avec des membres d’une association. Ensemble, ils vont vivre sur des terres contaminées par la catastrophe nucléaire de 1986. Emmanuel Lepage doit rendre compte de la vie des survivants et montrer l’horreur de la situation. Mais là-bas, sur ces terres désolées, il découvre qu’il y a aussi la vie, des enfants qui jouent et qui rient. Il se demande alors s’il peut montrer ces enfants qui respirent la joie de vivre, ou s’il doit s’en tenir à dessiner les effets de l’explosion de la centrale nucléaire. Paradoxalement, quelque chose de beau naît en pleine horreur.

 

library warsLe premier volume du manga Library Wars (Glénat) m’a plu pour son histoire mêlant scénario sombre et légèreté. Dans un futur alternatif, le pouvoir politique japonais décide d’interdire les livres. Les bibliothèques forment alors des armées pour les préserver. Iku Kasahara est une jeune élève formée pour intégrer le corps armé des bibliothèques. Légèrement maladroite et peu sûre d’elle, elle découvre qu’être sportive ne lui suffira pas et qu’il lui faut aussi apprendre à l’école mais aussi supporter son instructeur. Il y a une réflexion sur la liberté d’expression mais le manga reste une lecture-détente (en tout cas en ce qui concerne le premier volume).

 

Le-deuxieme-sexeEnfin, ma dernière lecture de juillet fut une lecture abandonnée. J’ai commencé le deuxième volume du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Ce volume explique la célèbre phrase « On ne naît pas femme, on le devient ». Mais ces explications empruntent beaucoup trop à la psychanalyse, à mon goût. Je n’adhère pas aux théories de Freud. Or, ici l’auteur prend en exemple des patientes décrites par des psychanalystes. Un passage m’a fait lâcher le livre : Simone de Beauvoir y parle d’une patiente qui, enfant, avait peur d’avoir une crise d’appendicite. L’auteur explique alors que cette peur illustrait sa crainte d’être violée… Après ça, j’ai préféré abandonner le livre et garder en mémoire le premier volume, que j’avais trouvé plus intéressant.

 

Depuis un peu plus d’une semaine, je ne lis pas de livre. Tous les étés je traverse ce genre de moment. J’ai très envie de lire, mais je ne sais pas quels livres choisir. Tout me fait envie, et en même temps, aucun livre ne parvient à retenir mon attention. Alors j’attends, tout simplement, et j’en profite pour vaquer à d’autres occupations.

 

  • Je balance : au moins une chronique d’un autre blog lue le mois dernier

Gaëlle (Pause Earl Grey) parle régulièrement de romans steampunk. J’ai envie de découvrir ce genre depuis quelques temps et en juillet, Gaëlle a proposé une chronique d’un recueil de nouvelles dont le fil rouge m’intrigue beaucoup : les nouvelles se passent sous le règne de Napoléon II ! Le résumé me tente, malheureusement le titre n’est pas disponible à la bibliothèque (et il coûte un peu cher). Peut-être craquerai-je quand même !

  • Je balance : au moins un lien (hors chronique littéraire) qui m’a fait « Wahou » le mois dernier

J’ai découvert le blog Orion en aéroplane, qui propose des articles sur des visites de musées mais aussi des articles sur le cyclotourisme notamment. J’aime beaucoup ce blog et j’ai décidé de vous partager le lien vers un article sur le musée de la dentelle et de la mode de Calais. J’ai visité ce musée en avril dernier mais je n’avais pas pris le temps d’en faire un article, et surtout, il y a des informations très techniques à prendre en compte. Orion en aéroplane propose un article complet et passionnant.

Je suis le feuilleton proposé par France Culture : « Estelle, disparue. » Je ne vous en dis pas plus car je vous prépare un article.

  • Et enfin, je balance : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Je suis allée voir le film Dunkirk de Christopher Nolan (vous l’avez peut-être vu sur ma page Facebook). Je suis originaire de Dunkerque, et ça fait plus d’un an que nous attendons ce film ! C’est un gros gros gros coup de cœur. Je compte en faire un article aussi, notamment pour évoquer les critiques sur la quasi absence des Français dans le film (elle ne m’a pas gênée et je vous expliquerai pourquoi).

Mon mois de juillet a été marqué par Partir en livres. J’ai organisé des animations autour de la lecture pour les enfants des quartiers de ma commune dans le cadre de cet événement lancé par le Centre national du livre. Avec la bibliothèque et en partenariat avec une association d’éducateurs qui interviennent dans les quartiers, nous avons pris des caisses de livres, organisé des jeux, et chaque jour nous avons changé d’endroit. Je craignais qu’il n’y ait personne, mais les enfants étaient bien là (plus d’une centaine en sept après-midi !) et ont adoré. J’espère que ces animations seront renouvelées l’année prochaine !

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Comme d’habitude, pour voir les autres participations à ce rendez-vous, c’est chez le Loupiot que ça se passe !

 

Et vous, que diriez-vous sur votre mois de juillet ?

Album photos·Visites et rencontres

Album photos #7 – Visitons la cathédrale d’Amiens avec Marcel Proust

Après mon week-end à Saint-Valéry-sur-Somme en avril dernier, je suis passée par Amiens. Je vous ai déjà parlé de la maison de Jules Verne. Mon voyage dans le temps s’était ensuite poursuivi par la visite de la cathédrale d’Amiens. J’ai alors marché sur les pas de Marcel Proust et de John Ruskin. Tous les deux ont mis des mots sur leur visite puisque le premier a traduit l’ouvrage du second : La Bible d’Amiens.

Je vous propose de découvrir cette cathédrale avec les mots de Marcel Proust (il a décrit sa propre visite dans la préface de l’ouvrage) et mes photos.

« Vous aurez peut-être alors comme moi la chance de voir la cathédrale, qui de loin ne semble qu’en pierres, se transfigurer tout à coup, et, – le soleil traversant de l’intérieur, rendant visibles et volatilisant ses vitraux sans peintures, – tenir debout vers le ciel, entre ses piliers de pierre, de géantes et immatérielles apparitions d’or vert et de flamme. »

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La Vierge dorée – « Sortie sans doute des carrières voisines d’Amiens, n’ayant accompli dans sa jeunesse qu’un voyage, pour venir au porche Saint-Honoré, n’ayant plus bougé depuis, s’étant peu à peu hâlée à ce vent humide de la Venise du Nord qui au-dessus d’elle a courbé la flèche, regardant depuis tant de siècles les habitants de cette ville dont elle est le plus ancien et le plus sédentaire habitant, elle est vraiment une Amiénoise. Ce n’est pas une œuvre d’art. C’est une belle amie que nous devons laisser sur la place mélancolique de province d’où personne n’a pu réussir à l’emmener, et où, pour d’autres yeux que les nôtres, elle continuera à recevoir en pleine figure le vent et le soleil d’Amiens, à laisser les petits moineaux se poser avec un sûr instinct de la décoration au creux de sa main accueillante, ou picorer les étamines de pierre des aubépines antiques qui lui font depuis tant de siècles une parure jeune. »

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« En voyant monter vers le ciel ce fourmillement monumental et dentelé de personnages de grandeur humaine dans leur stature de pierre tenant à la main leur croix ; leur phylactère ou leur sceptre, ce monde de saints, ces générations de prophètes, cette suite d’apôtres, ce peuple de rois, ce défilé de pécheurs, cette assemblée de juges, cette envolée d’anges, les uns à côté des autres, les uns au-dessus des autres, debout près de la porte, regardant la ville du haut des niches ou au bord des galeries, plus haut encore, ne recevant plus que vagues et éblouis les regards des hommes au pied des tours et dans l’effluve des cloches, sans doute à la chaleur de votre émotion vous sentez que c’est une grande chose que cette ascension géante, immobile et passionnée. Mais une cathédrale n’est pas seulement une beauté à sentir. Si même ce n’est plus pour vous un enseignement à suivre, c’est du moins encore un livre à comprendre. Le portail d’une cathédrale gothique, et plus particulièrement d’Amiens, la cathédrale gothique par excellence, c’est la Bible. »

J’ai été subjuguée par la beauté de la cathédrale et j’espère que mes photos vous donneront envie de venir dans les Hauts-de-France ! Le texte La Bible d’Amiens de John Ruskin et traduit par Marcel Proust est disponible sur Gallica.

Romans

Mon rendez-vous manqué avec Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique de Jon Monnard

Je suis le compte Instagram de Jon Monnard depuis quelques temps et j’ai pu y suivre l’écriture de son premier roman, récemment publié. J’étais impatiente de le lire, surtout après avoir lu des retours de lecteurs enthousiastes. Aussi, quand j’ai vu que Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique était disponible dans la liste Masse Critique de Babelio, je n’ai pas hésité et ai demandé à la recevoir. Et à peine était-il arrivé que je plongeai dans les pages de ce roman. Et ce ne fut malheureusement par le coup de coeur que j’aurais aimé avoir.

Ça ne se commande pas. On peut être dans les meilleures dispositions du monde, on peut vouloir à tout prix aimer un roman, et au final se dire que non, on n’y arrive pas. Et il est alors d’autant plus difficile d’écrire son avis.

Mais commençons par le début. Pourquoi avoir voulu lire ce roman ? Le fait que je suive les aventures de l’auteur sur Instagram a bien sûr joué. Mais ce n’est pas l’unique raison. J’étais intriguée par le titre, jolie référence à Gatsby le Magnifique, et donc prometteur. La négation dans ce titre invite à s’interroger : pourquoi le héros (car on le soupçonne d’être celui qui prononce cette phrase) dit cela ? La quatrième de couverture apporte un début de réponse et donne envie d’aller plus loin. On y apprend que le roman raconte l’histoire de Coska, un jeune étudiant en art, qui gagne un prix d’écriture organisé par une maison de haute couture et se retrouve ainsi plongé dans le milieu de la mode. Dès le départ, j’ai été intéressée par le croisement de plusieurs pratiques artistiques dans un même récit : les arts graphiques, l’écriture, et le stylisme. J’avais très envie de savoir comment le héros allait vivre cette entrée dans un monde qu’il ne connait pas, et que je ne connais pas non plus. Je savais que Jon Monnard avait fait de nombreuses recherches et donc je voulais moi aussi, comme Coska, entrer dans ce monde inconnu.

Je suis entrée facilement dans le texte. Les descriptions des lieux sont maîtrisées et le lecteur peut facilement imaginer l’environnement dans lequel évolue Coska. La première partie est à la troisième personne, et le prénom du héros arrive tardivement, à la dernière page de la première partie. Il y a donc d’abord une mise à distance avec Coska, qui garde ainsi une part de mystère. Ce procédé m’a beaucoup plu. On apprend beaucoup sur le héros, sur ses difficultés à évoluer dans la société et sur son sentiment de ne pas être à sa place, tout en gardant un flou qui pousse à la curiosité, le tout savamment dosé. Autour du héros gravitent des personnages intéressants dont on devine rapidement l’importance dans le récit : le professeur Bataille et l’étudiante Apolline, la concierge de l’immeuble dans lequel vit Coska et sa fille Julia, le libraire antipathique… Ces personnages sont liés au monde de Coska, le premier, celui dans lequel il vit avant de gagner le concours d’écriture de la maison Martha Kahl.

Deuxième partie. Cette fois, le narrateur est Coska et nous entrons dans ses pensées. A un « il » énigmatique succède un « je » beaucoup moins mystérieux. Coska entre dans le milieu très fermé de la haute-couture, un milieu où les apparences comptent plus que tout. Il découvre qu’il faut mentir et boire pour réussir, et, surtout, montrer sa vie de rêve sur les réseaux sociaux. Cette fois, les personnages qui l’entourent sont moins décrits que ceux de la première partie. Et c’est là que la déception est arrivée. Je comprends que l’auteur ait voulu illustrer l’impossibilité de bien connaître les personnes dans ce milieu où l’on ne dévoile de soi que ce que l’on veut montrer. Mais ça m’a paru maladroit et pas assez fouillé. Je suis restée dans l’attente. J’avais l’impression de lire une suite de scènes dont les protagonistes me restaient étrangers, et bien que ce soit peut-être l’effet recherché, cela ne m’a pas plu. Dans cette deuxième partie, tout va très vite : les soirées se succèdent et se ressemblent toutes, le narrateur travaille peu sur son manuscrit et change très vite. Ce changement m’a paru également trop rapide. Le Coska de cette partie ne ressemble pas du tout à celui du début. Là encore, c’est un choix de l’auteur que je comprends, puisque le narrateur se laisse influencer par le milieu dans lequel il évolue désormais. Mais j’aurais aimé suivre plus en détail cette évolution. Là, j’ai eu cette impression que Coska changeait brutalement de personnalité, en une soirée.

Le roman a pourtant des thèmes qui m’intéressent. L’importance de l’apparence, liée à l’utilisation des réseaux sociaux, notamment. On retrouve également la recherche de la gloire, la volonté d’être connu, tout en ayant une existence oisive éloignée des contraintes du quotidien. On suit des personnages à la dérive, hyper connectés et complètement perdus. Mais ce qui m’intéressait au départ, le croisement de plusieurs pratiques artistiques, m’a au final paru trop peu développé : la haute-couture, l’édition, la musique, la photographie… il y en avait peut-être trop et tout cela m’a paru survolé, sans réel détail, et parfois caricatural (je pense notamment à l’éditeur de Coska).

Quand je dis que que j’aurais aimé un texte plus creusé et approfondi, ça sous-entend quelque chose de positif : si je n’avais rien aimé dans ce texte, je n’en demanderai pas plus. Malgré les critiques énoncées plus haut, je pense qu’il y a du bon dans ce roman (notamment dans la première partie). J’en attendais peut-être trop, suite aux avis positifs des lecteurs.

et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

 

Ce premier roman fait vivre une belle histoire à son auteur et j’en suis très heureuse pour lui. Jon Monnard partage les commentaires de ses lecteurs sur son compte Instagram, et si vous souhaitez lire une critique élogieuse de Et à la fois…, je vous invite à lire l’avis d’Amandine sur L’ivresse littéraire.

Je remercie Babelio et les éditions l’Age d’homme !

 

 

 

Romans

Effroyable descente aux Enfers avec Ce que tient ta main droite t’appartient de Pascal Manoukian

L'Enfer par Gustave Doré
Illustration de La Divine comédie (L’Enfer) de Dante par Gustave Doré

Ulysse et Orphée n’ont pas rencontré une telle horreur lorsqu’ils sont descendus aux Enfers. Ulysse va au royaume des morts pour parler à Tirésias, un devin de Thèbes, et obtenir des informations sur son retour à Ithaque. Orphée, lui, y va pour retrouver Eurydice et la ramener au monde des vivants. L’Enfer que va découvrir Karim n’est pas le royaume des morts de la mythologie grecque. C’est le royaume des vivants donnant la mort, un royaume qui n’attend pas que vous fassiez le chemin jusqu’à lui mais qui vient à vous, n’importe où, n’importe quand.

Charlotte est sauvagement assassinée lors d’un attentat revendiqué par Daesh, alors qu’elle prenait un verre avec deux amies. Le terroriste a actionné ses explosifs juste à côté d’elle. Il ne reste presque plus rien de Charlotte et du bébé qu’elle attendait. En l’espace de quelques secondes, Karim perd sa femme et leur enfant. Charlotte et Karim avaient choisi deux prénoms : pour un garçon, Ulysse, le héros grec à l’origine du cheval de Troie ; pour une fille, Isis, la déesse égyptienne. Karim aimait moins Isis, qui rappelle l’acronyme anglais de l’État islamique : the Islamic State of Irak and Shama. Charlotte balayait d’un revers de la main cette remarque : elle préférait penser à la référence mythique.

Karim sombre dans le désespoir. Alors, tel Ulysse qui entre chez les Troyens pour mieux les attaquer, Karim décide de rejoindre Daesh pour mieux atteindre ses dirigeants et se venger de la perte de sa femme et de son bébé. Karim est musulman, non par véritable conviction mais parce qu’il a été élevé dans ce culte. Il se sert de sa religion et de ses origines pour se faire remarquer par des recruteurs de l’État islamique. La facilité avec laquelle Karim parvient à entrer en contact avec un recruteur fait froid dans le dos. Et le voilà, en quelques jours, prêt à rejoindre la Syrie, en passant par la Belgique et la Turquie. Il fait ce voyage avec un couple et un enfant et avec une jeune femme qui va rencontrer son mari, un soldat de l’EI avec qui elle s’est mariée via Skype. Difficile de comprendre comment ils peuvent en arriver là. En évoquant les raisons de leur ralliement à Daesh, Pascal Manoukian parvient à mettre à jour les fractures de la société sans pour autant justifier leurs actes.

Ancien reporter de guerre, l’auteur décrit avec beaucoup de détails une Syrie ravagée par les conflits. Avec Karim nous découvrons un pays et une population anéantis. Nous découvrons ces lieux où on peut mourir pour avoir posé le pied trop près d’une mine. Où les attaques sont habituelles. Les nouveaux combattants, bien que préparés, sont sous le choc. Mais ils sont aussi surpris par la réalité qui s’imposent à eux, bien loin du rêve vendu par Daesh. A la place c’est un cauchemar qui les attend, mais sans réveil possible. Karim, lui, manœuvre pour se faire une place et côtoyer les dirigeants. Il joue un jeu dangereux, et le retour en arrière n’est plus envisageable.

Les médias nous confrontent tellement à des images insoutenables, qu’elles nous touchent sur l’instant mais sont vite remplacées par d’autres. A l’inverse, des textes comme Ce que tient ta main droite t’appartient s’ancrent en nous et ne s’oublient pas. Peut-être est-ce parce que nous créons nous-mêmes les images que les mots nous décrivent. Peut-être est-ce parce que nous sommes actifs lorsque nous lisons alors que face à un écran, les images se contentent de notre passivité. Toujours est-il que le roman de Pascal Manoukian est difficile parce qu’il est malheureusement d’actualité et parce qu’il touche notre sensibilité. Il retranscrit la violence : la violence de la haine, la violence verbale, la violence des actes. Une violence face à laquelle nous nous sentons démunis.

Je n’ai pas pu lire ce roman d’une traite. J’ai dû le poser à plusieurs reprises pour réfléchir ou pour faire autre chose et me changer les idées. Je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas, non plus si je le recommande ou non car il dépend de chacun de savoir s’il peut supporter une telle lecture. Une chose est sûre : il vous fera longuement réfléchir. Bien des jours après avoir terminé ma lecture, je ne sais toujours pas quoi penser du désir de vengeance personnelle de Karim.

ce que tient ta main droite t'appartient

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du Prix Orange du livre 2017. J’avais candidaté pour faire partie du jury mais n’avais pas été retenue. J’ai tout de même reçu ce livre, qui faisait partie de la sélection. Je remercie donc le site Lecteurs.com et les éditions Don Quichotte !

 

 

 

 

 

 

C'est le 1er, je balance tout

C’est le 1er je balance tout #5

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Et voilà, nous sommes en juin et comme tous les mois je me dis : le mois dernier est passé beaucoup trop vite ! Le fait majeur de ma vie de lectrice en mai : le soleil qui s’installe, et la possibilité de pouvoir lire des heures et des heures sur la terrasse. Quel plaisir ! Ça me manquait beaucoup, et c’est fou comme le temps peut jouer sur nos humeurs. J’ai un regain d’énergie qui m’a permis d’atteindre des objectifs et d’avancer.

C’est parti pour le recap’ du mois de mai ! Comme d’habitude :

  • le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois-dernier
  • au moins une chronique d’un autre blog
  • au moins un lien (hors chronique littéraire) qui m’a fait « Wahou »
  • ce que j’ai fait de mieux
  • Je balance : le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois-dernier

Toujours pas de flop (et tant mieux !), comme les mois auparavant.

la prisonnièreJ’ai commencé fin avril et terminé en mai La Prisonnière de Marcel Proust. Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être vu mes deux publications dans lesquelles je parle de deux extraits. Comme toujours avec Proust, c’est beau, avec des moments de révélation où on se dit « Eh, mais moi aussi je ressens ça ! » ou « Comment arrive-t-il à mettre des mots sur des sentiments qui me paraissaient indescriptibles ? ». On réfléchit et on rit. J’ai plein de choses à dire sur ce volume de la Recherche et je travaille sur un article en me demandant quel plan adopter pour que le tout ne soit pas trop fouillis.

ce que tient ta main droite t'appartient

En janvier j’avais candidaté pour devenir Juré du Prix Orange du livre 2017. Je n’ai pas été retenue mais l’équipe du site Lecteurs m’a généreusement envoyé le livre Ce que tient ta main droite t’appartient de Pascal Manoukian. Difficile de dire « j’ai aimé » avec cette lecture très difficile car malheureusement d’actualité. La femme de Karim meurt dans un attentat, et Karim ne se remet pas de ce malheur qui s’abat sur lui. Lui, qui devait devenir père dans quelques mois, perd tout en quelques minutes. Il décide alors de rejoindre Daesh et d’aller en Syrie pour affronter ses ennemis et se venger. J’ai dû poser le livre plusieurs fois pour réfléchir mais aussi pour faire autre chose, me changer les idées, avant de me replonger dans cet Enfer. Je dois écrire une critique avant le 13 juin pour le site Lecteurs, mais je ne m’y suis pas encore mise et j’avoue que je repousse ce moment.

le comte de monte cristoOn reste dans le thème de la vengeance mais à une autre époque. J’ai commencé Le comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas. De Dumas, j’ai lu Les Trois mousquetaires, La Reine Margot et La Tulipe noire. Ça fait des années que j’ai ces livres, mais je n’avais toujours pas lu les aventures d’Edmond Dantès. C’est la vidéo de Lemon June qui m’a donné envie de lire ce roman. Et je ne suis pas déçue. Je tourne les pages sans m’en rendre compte, avec cette excuse que connaissent tous les lecteurs : « encore un chapitre, puis j’arrête ». Mais je n’arrête pas. Il y a du suspens, des intrigues qui s’enchevêtrent, une multitude de personnages intéressants, de l’aventure… Bref, c’est du Dumas, et j’adore !

  • Je balance : au moins une chronique d’un autre blog lue le mois dernier

Anne de Textualité, m’a donné envie de lire Tokyo Vice de Jack Adelstein. J’avais déjà repéré ce livre chez Lola, et ce deuxième avis enthousiaste m’a rappelé que j’aimerais beaucoup découvrir ce récit d’un journaliste qui découvre la mafia japonaise.

Chez Bénédicte, j’ai aimé sa chronique sur un livre traitant de la mode des années 1920.

Deux chroniques ayant le même thème ont retenu mon attention ce mois-ci. Ce thème, c’est l’écrivain. Amandine propose une interview de Jon Monnard, dont le premier roman a récemment été publié (et que je dois recevoir bientôt grâce à l’opération Masse Critiques de Babelio !). Quant à Gaëlle, elle a assisté à un petit-déjeuner en compagnie de Victoria Hislop, auteur que je ne connaissais pas mais dont j’ai maintenant envie de découvrir les livres. Dans ces deux articles, on en apprend plus sur les habitudes d’écriture de ces deux auteurs, leurs inspirations, et sur la naissance de leurs romans. Ces deux articles m’ont rappelé la rencontre avec Emma Cline à laquelle j’avais participé en septembre 2016.

  • Je balance : au moins un lien (hors chronique littéraire) qui m’a fait « Wahou » le mois dernier

Je vous embête encore avec Lemon June, parce que je trouve ses vidéos géniales. Il y a quelques jours, elle a mis en ligne une vidéo dans laquelle elle parle de l’histoire du roman. On sent l’énorme travail que ça a dû lui demander. C’est bien construit, clair, avec des références, et ça m’a rappelé mes cours de prépa littéraire. Passionnant.

Toujours sur Youtube, j’ai découvert la chaîne Cher corps. Dans ces vidéos, de jeunes femmes sont invitées à parler des rapports qu’elles entretiennent avec leur corps. J’apprécie les témoignages proposés et je me suis retrouvée dans certains d’entre eux. Bien que des sujets difficiles soient évoqués, les discours sont bienveillants et positifs. Ces vidéos offrent une bonne dose d’optimisme, et ça fait du bien !

  • Et enfin, je balance : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Comme je le disais en débutant ce bilan, j’ai lu au soleil. C’est peu de chose, dit comme ça, mais en réalité, ça m’a fait beaucoup de bien.

Et le mois de mai fut marqué par une bonne nouvelle : j’ai réservé un logement à Arras (à côté d’un parc !) et je m’y installerai le mois prochain. J’ai vécu deux ans à Arras et c’est une ville que j’aime beaucoup, je suis contente d’y retourner !

C’est terminé pour ce retour sur le mois de mai. Pour retrouver les autres participations au rendez-vous C’est le 1er je balance tout, ça se passe sur le blog Allez-vous faire lire !

Et vous, si vous deviez résumer votre mois de mai, que diriez-vous ?

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