Visites et rencontres

La maison de Jules Verne à Amiens : un voyage passionnant dans l’univers de l’écrivain

La maison de Jules Verne à Amiens _ un voyage passionnant dans l'univers de l'écrivain

Quand je pense à Jules Verne, je pense instantanément à mon enfance. J’ai découvert ses histoires à travers les nombreuses adaptations cinématographiques et télévisées et puis, naturellement, j’ai plongé dans les livres de l’écrivain. J’ai fait le tour du monde en 80 jours, j’ai voyagé au centre de la Terre et j’ai parcouru 20 000 lieues sous les mers. Je suis loin d’avoir tout lu, mais savoir que tant de ses livres m’attendent me rassure : je sais que j’aurai toujours un livre de Jules Verne à lire.

Alors, quand après un séjour à Saint-Valéry-sur-Somme (un article album-photos est prévu) j’ai passé une journée à Amiens, je n’ai pas réfléchi longtemps quant au programme : je me devais de visiter la maison de Jules Verne.

Je trouve qu’il y a toujours une atmosphère particulière quand on visite la maison d’un écrivain. C’est comme si on visitait les coulisses et on se dit : « Alors c’est ici qu’il a écrit les livres que j’ai aimés ». C’est l’envers du décor, comme un secret qui se révèle, silencieusement, sous nos yeux.

Jules Verne s’établit à Amiens en 1871. Sa femme, Honorine du Fraysne de Viane est originaire de cette ville. C’est en 1882 que le couple s’installe dans cette maison (Jules Verne a alors 54 ans). Ils y demeurent jusqu’en 1900.

« Sur le désir de ma femme je me fixe à Amiens, ville sage, policée, d’humeur égale, la société y est cordiale et lettrée. On est près de Paris, assez pour en avoir le reflet, sans le bruit insupportable et l’agitation stérile. Et pour tout dire, mon Saint Michel reste amarré au Crotoy. » (lettre de Jules Verne à son ami Charles Wallut, 1871)

La visite de la maison à la tour permet de s’imprégner de l’ambiance d’une maison bourgeoise du XIXe siècle, tout en découvrant du mobilier et des objets ayant appartenu aux Verne. C’est aussi un musée sur l’œuvre de l’écrivain et sur sa postérité. On y trouve ainsi de nombreuses affiches, et une pièce présente des ouvrages de l’auteur.

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Dans cette pièce est reproduite une partie de la cabine du Saint-Michel, le bateau de Jules Verne

Et comme dans toute maison d’écrivain, le cœur de la visite est : le bureau de Jules Verne. Meuble imposant, il n’est toutefois pas assez grand pour supporter tous les livres consultés par l’auteur. Sur le globe terrestre, Jules Verne a tracé les parcours qu’il faisait faire à ses personnages. Leurs aventures sont nourries par les nombreux voyages effectués par Verne et par les recherches qu’il faisait.

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La bibliothèque de la Société industrielle d’Amiens fut d’une grande aide pour l’auteur. Il put y trouver nombre d’ouvrages techniques qui l’inspirèrent. Il avait accès à cette bibliothèque grâce à son statut de membre honoraire de la Société industrielle d’Amiens. L’écrivain était très impliqué dans la vie amiénoise. Il fut membre puis directeur de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Amiens, et conseiller municipal de la ville à partir de 1888. Réélu en 1904, il fut particulièrement actif dans la vie culturelle de sa ville.

Si aujourd’hui Jules Verne nous semble si attaché à la capitale de la Picardie, c’est non seulement parce qu’il y écrivit une partie de son œuvre, mais aussi parce qu’il fut partie prenante de son développement.

Écrivain, grand voyageur, homme de société, ce sont ces différentes facettes qui nous sont présentées lors de la visite de sa maison. C’est une entrée passionnante dans son univers qui nous est ainsi proposée.

En sortant, vous n’aurez qu’une envie : plonger dans ses livres et poursuivre votre voyage.

Quelques informations en vrac

La maison appartenait à un notaire d’Amiens, Jules Verne n’en était que locataire. – Avant d’être connu pour ses romans, Jules Verne a écrit des pièces de théâtre avec Alexandre Dumas Fils. – La sculpture métallique sur le haut de la tour date de 2005. – On raconte que Jules Verne aurait été franc-maçon et aurait laissé dans son œuvre de nombreuses informations (codées) sur les secrets de la franc-maçonnerie.

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Album photos·Visites et rencontres

Album photos #5 – Visite de l’hôtel de Brienne, ministère de la Défense

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Le 11 février, je suis allée visiter l’hôtel de Brienne, qui abrite actuellement le ministère de la Défense. Des services du ministère ont déménagé (dans un bâtiment moins classe, si vous voulez mon avis), mais le ministre a décidé de garder son bureau dans le bel hôtel particulier (et qui peut lui en vouloir ?). Le Centre des monuments nationaux a eu l’autorisation d’organiser des visites guidées (sur réservation) pour faire découvrir le bâtiment.

Un lieu chargé d’histoires

Bien qu’il ait été construit au XVIIIe siècle, l’hôtel particulier a une décoration fortement marquée par le Premier Empire (donc début XIXe siècle). Cela est dû au fait qu’il ait appartenu au frère de Napoléon, Lucien Bonaparte, puis à leur mère, Laetizia. En bon Bonaparte, ils ne connaissent pas le mot « sobriété », ce qui ne m’a absolument pas dérangée puisque j’adore le mobilier Premier Empire ! Le guide nous a d’ailleurs appris que Lucien dessinait lui-même des meubles (il s’ennuyait un peu). Pour la petite histoire, Lucien Bonaparte a été une figure importante du coup d’État de son frère, mais il a ensuite été disgracié pour avoir voulu faire un mariage non autorisé par Napoléon (un mariage d’amour, c’est une mauvaise idée).

A la Restauration, l’hôtel particulier n’appartient plus aux Bonaparte, qui font profil bas. Il devient propriété de l’État et abrite le ministère de la Guerre, puis le ministère de la Défense. Deux pièces témoignent de l’histoire du XXe siècle : le bureau de Clemenceau, que l’actuel ministre Jean-Yves Le Drian a voulu reconstituer en 2014 d’après des photos d’époque ; et le bureau du général de Gaulle. C’est impressionnant de voir les objets qui ont appartenu à ces hommes d’État, grandes figures de notre histoire. J’ai particulièrement aimé l’un des bureaux qui figurent dans la pièce de Clemenceau. On appelle ce bureau le « Daru », du nom de celui qui l’inventa sous le règne de Napoléon. Ce meuble imposant est démontable et a vécu la campagne de Russie. En 1812, alors que Napoléon et ses hommes veulent revenir en France après avoir séjourné dans une Moscou presque abandonnée, l’hiver s’abat sur l’équipée et rend le voyage périlleux et mortel. De nombreux hommes sont laissés mourant. Mais on ramène le meuble, à cheval… Ça nous donne une idée des priorités !

Notre guide était passionnant. Il est parvenu à présenter des informations générales et à s’arrêter sur des choses plus précises, notamment en ce qui concerne le mobilier. Les visites étant sur réservation, le nombre de visiteurs est limité, ce qui nous a permis de pouvoir nous déplacer facilement dans les pièces. C’est une visite que je recommande ! (pour les réservations, voir sur ce lien)

Si vous voulez avoir plus de détails sur l’histoire de l’hôtel particulier, je vous invite à lire l’article de Steph’, avec qui j’ai fait cette visite !

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Le jardin – Sous l’Occupation, l’hôtel particulier n’a (étrangement) pas été réquisitionné par les Allemands et est resté inhabité. Les résistants en profitaient et se donnaient rendez-vous dans ce jardin

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Le Daru, dans le bureau de Clemenceau
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Le bureau de Clemenceau, reconstitué d’après des photos d’époque ; le ministre actuel y invite les hôtes de marque
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Le bureau de De Gaulle

J’espère que mes explications et photos vous ont plu !

Je vous donne rendez-vous le 1er mars pour mon prochain article.

Politique&Culture·Visites et rencontres

Politique&Culture #1 -Napoléon III & le musée d’archéologie nationale

L’idée de vous proposer des articles mêlant culture et politique me trottait dans la tête depuis quelques temps et c’est en entendant la proposition du candidat à l’élection présidentielle François Fillon que j’ai eu envie de faire cet article. Il proposait d’ajouter au musée d’Orsay le nom de Valéry Giscard d’Estaing, comme cela a été fait récemment pour le musée du Quai Branly – Jacques Chirac. Et pourquoi pas faire de même pour le musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, créé par Napoléon III ? me suis-je dit. Les présidents de la Ve République n’ont pas été les premiers à créer des musées ou bibliothèques. A croire que c’est une tradition. En politique, on aime se mêler de culture, comme en culture on se préoccupe de la politique. En faire des articles, c’est l’occasion rêvée pour moi de parler de ces deux domaines qui me passionnent et que j’ai étudiés. Et les sujets ne manquent pas, j’aurai beaucoup de choses à vous proposer !

Commençons par le musée d’archéologie nationale et Napoléon III. Je suis passionnée par l’empereur et le Second Empire, et j’ai visité il y a quelques mois le château de Saint-Germain-en-Laye, qui abrite le musée. Lorsque j’ai appris l’histoire de ce musée pendant ma visite, j’étais  d’autant plus heureuse d’y être allée. Si aujourd’hui nous pouvons découvrir le château et le musée, c’est grâce à l’empereur !

Le château de Saint-Germain-en-Laye

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L’ancienne résidence royale construite au XIIe siècle était devenue un pénitencier militaire au XIXe siècle. Lorsque Napoléon III arrive au pouvoir en 1848 en tant que président de la République (il devient empereur en 1852), le bâtiment est dans un état déplorable, proche de la destruction, mais abrite toujours le pénitencier. L’empereur décide dès 1853 de faire transférer le pénitencier et de restaurer le château. Mais c’est en 1855 que les détenus quittent l’ancienne résidence royale, à l’occasion de la venue de la reine Victoria et d’Albert de Saxe-Cobourg. Le couple royal vient visiter l’Exposition universelle mais la reine souhaite voir l’ancienne résidence où avaient vécu les Stuart en exil au XVIIe siècle. C’est la première fois depuis le XVe siècle qu’un souverain anglais vient en France. Les relations sont au beau fixe entre le couple royal anglais et le couple impérial français. Napoléon III et Eugénie étaient en effet allés en Angleterre en avril 1855 et Victoria sera la marraine du prince impérial en 1856. Mais même pour la reine d’Angleterre, le nettoyage est rudimentaire. Quelques coups de balai pour que les robes des dames n’attirent pas toute la poussière, et tout est prêt pour la visite. Il faut attendre 1862 pour le commencement des travaux. Cette année-là, Napoléon III décide d’installer le musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines (l’ancien nom du musée d’archéologie nationale) dans le château, qui est alors classé monument historique (1863). La restauration peut commencer. L’empereur souhaite que le château retrouve son aspect Renaissance, d’où la présence de nombreux « F » et de la salamandre, pour François Ier. C’est d’ailleurs assez étrange de se dire que les symboles d’un Valois sont là grâce à un Bonaparte ! Les travaux sont confiés à Eugène Millet, un élève d’Eugène Viollet-le-Duc. La restauration ne prend fin qu’au début du XXe siècle mais l’inauguration du musée a lieu en 1867.

Un musée pour une finalité politique

Mais pourquoi Napoléon III a-t-il voulu créer un musée d’archéologie ? Au XIXe siècle, l’archéologie commence à peine à être un sujet d’intérêt. L’empereur en est passionné et contribue au développement de la discipline. Il écrit en 1866 une Histoire de Jules César. Il s’entoure de scientifiques et fait venir dans le musée des objets trouvés lors de fouilles organisées en France et notamment dans la Somme et dans la forêt de Compiègne. Mais le musée sert aussi et surtout, dans l’esprit de Napoléon III, à mettre en avant une découverte majeure : la localisation d’Alésia, située à Alise-Sainte-Reine (qui sera remise en cause pour défier l’empereur). Le but est politique : réunir les Français autour d’un héros national (et autour de l’empereur, surtout). De 1861 à 1865, les fouilles archéologiques effectuées à Alise-Sainte-Reine en Bourgogne (et financées par la cassette personnelle de l’empereur !) permettent de trouver des pièces au nom de Vercingétorix. Un héros gaulois, c’est parfait pour cette période où les relations avec la Prusse ne sont pas des plus chaleureuses. Il faut montrer que les Français n’ont pas peur des Teutons et qu’ils peuvent « défier l’univers » (inscription sur la statue de Vercingétorix édifiée à Alise-Sainte-Reine, au nom de Napoléon III).

La création du musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines est bien liée à cette volonté politique de créer une identité commune pour réunir les Français (ça vous rappellera peut-être Nicolas Sarkozy qui disait il y a quelques mois qu’être Français, c’est avoir pour ancêtres les Gaulois). Mais cette volonté politique n’a pas empêché le musée de devenir un lieu important pour l’archéologie. Créé par décision de Napoléon III, il était le premier consacré à l’archéologie, et est encore aujourd’hui le seul entièrement destiné à cette discipline en France. Il est toujours alimenté par des fouilles actuelles. On peut y voir des objets trouvés en France mais aussi à l’étranger, dans le but de les comparer. La science a pris le pas sur la politique.

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©Musée d’archéologie nationale – L’ancienne salle de bal abrite aujourd’hui les collections d’archéologie comparée

J’espère que cet article et le thème Politique&Culture vous ont plu. Si des sujets vous intéressent et que vous aimeriez que je les aborde, dîtes-le moi !

Visites et rencontres

Rencontre avec Emma Cline (The Girls)

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Le vendredi 23 septembre 2016 avait lieu une rencontre avec Emma Cline dans la librairie Gallimard à Paris. Je vous le disais cette semaine, j’ai adoré son roman The Girls. Alors j’ai profité de l’occasion pour la rencontrer et l’écouter parler de son roman. Beaucoup de lecteurs s’étaient aussi déplacés et nous étions assez nombreux dans la librairie.

On devine rapidement que la romancière n’est pas habituée à être photographiée et à être l’objet de tant d’attention. Mais le plaisir qu’elle prend à rencontrer ses lecteurs se ressent aussi. Emma Cline, 27 ans, est originaire de Californie, où l’affaire Manson a fortement marqué les esprits. Une affaire qui serait ancrée dans la mythologie californienne selon l’auteur, comme si le sang des victimes avait imprégné la terre de cet État américain. Emma Cline s’intéresse depuis longtemps à la secte de Manson, et en particulier à ces jeunes femmes qui ont été capables du pire. Néanmoins, l’affaire Manson n’est pas le point principal de son roman. L’auteur l’utilise comme un symbole en transformant la violence physique de la tuerie en une violence émotionnelle, psychologique, ressentie par le personnage principal, Evie. La violence meurtrière disparaît derrière la violence psychologique de l’adolescence. Car c’est bien là l’objet de ce roman : la complexité de l’adolescence. La violence des sentiments des adolescents mais aussi leur vulnérabilité et leur fragilité. Emma Cline a voulu parler de l’adolescence avec sérieux et sans cliché. A travers Evie, elle décrit cette quête d’attention qui touche les adolescents : ils veulent être vus, être aimés. Une quête qui peut les mener à commettre le pire, l’irréparable, sans penser aux conséquences de leurs actes. C’est ce qui arrive à Evie, prête à tout pour attirer l’attention de Suzanne, sur qui elle projette ses fantasmes. Suzanne, personnage énigmatique à travers lequel la romancière traite de la violence féminine. On apprend aux femmes, dès leur plus jeune âge, à agir envers les autres avec douceur, et c’est ainsi contre elles-mêmes qu’elles retournent leur violence (Emma Cline évoque alors la scarification et l’anorexie par exemple). En témoignent l’étonnement et la surprise qui secouent l’opinion lorsque des femmes font preuve d’une violence meurtrière, comme les filles de Russel dans le roman. Au fond, ce malaise ressenti par les adolescentes et les femmes n’a pas changé depuis les années 1960. C’est ce qu’Emma Cline a voulu montrer avec le personnage de Sasha, adolescente de 16 ans avec laquelle Evie, bien des années après son passage dans la secte de Russel, passe un peu de temps. Sasha ressemble à la Evie adolescente : elle veut être vue, elle veut être aimée, et est prête à tout pour attirer l’attention de son petit ami. Rien n’a changé … En écrivant son roman, l’auteur s’attendait à ce qu’il soit lu en majorité par des lecteurs adultes, même si elle ne le destinait pas à un lectorat en particulier. Mais elle affirme avoir eu des retours de la part d’adolescents qui ont été touchés par l’histoire d’Evie.

Si le roman a marqué les lecteurs, il a aussi plu à des producteurs. Les droits ont en effet été achetés pour adapter l’histoire d’Evie à l’écran. On a proposé à Emma Cline d’écrire le script mais elle a décliné l’offre, parce que pour elle : « C’est fini ! ». C’est qu’elle a passé 3 ans à écrire The Girls, dont les deux derniers mois d’écriture intensive ont été consacrés aux passages les plus violents et les plus éprouvants. Elle a d’ailleurs d’autres projets. Elle a écrit un recueil de nouvelles et prépare un nouveau roman dont elle n’a pas voulu révéler le sujet.

Lorsqu’on lui demande si elle a lu Confessions d’un gang de filles de Joyce Carol Oates, Emma Cline répond à la négative (mais promet qu’elle le lira). Elle a toutefois lu, de Joyce Carol Oates, le recueil de nouvelles Where Are You Going, Where Have You Been? C’est d’ailleurs de cette lecture qu’elle a retenu le prénom Connie, qu’elle donne à l’un des personnages de The Girls.

Quant à son succès, Emma Cline préfère le vivre avec une certaine distance. Pour elle, le meilleur moment de cette aventure reste l’instant où elle a mis un point final au premier jet de son roman.

J’espère que ce compte-rendu vous a plu. Avez-vous déjà assisté à des rencontres avec des auteurs ?

(Je suis désolée pour la mauvaise qualité de la photo. Je n’avais pas mon appareil photo et j’ai dû me contenter de mon téléphone.)

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Album photos #3 – Le château de Fontainebleau

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En juillet dernier, j’ai visité pour la 3e fois (ou 4e ? je ne sais plus) le château de Fontainebleau. Ce que j’aime avec ce château, c’est que même après plusieurs visites, je découvre toujours de nouvelles choses, des détails qui n’avaient pas attiré mon regard la fois précédente. Et pour cette dernière visite, avec Steph (du blog Temps H, qui a fait un article détaillé de notre visite) nous avons enfin pu visiter les petits appartements ! On ne peut les voir qu’en visite guidée et pour la première fois, après plusieurs échecs, nous avons réussi à les visiter. Nous n’étions que trois pendant cette visite guidée, et ce fut un vrai plaisir. Le guide était passionné et nous racontait plein d’anecdotes. Les petits appartements étaient les vrais lieux de vie des monarques. Ces-derniers montraient l’étendue de leurs richesses à leurs visiteurs dans les grands appartements. La décoration des petits appartements est donc beaucoup moins fastueuse et on a vraiment l’impression de découvrir l’intimité des monarques lorsque nous les visitons (voir les deux dernières photos d’intérieur). Mais ce que j’aime par dessus tout dans le château de Fontainebleau, c’est cette impression de traverser les siècles de pièce en pièce. De François Ier à Napoléon III, les monarques et empereurs ont vécu plus ou moins longtemps dans ce château et y ont apporté leur touche. Le château fut même une résidence d’été des présidents de la IIIe République. C’est donc un immense livre d’histoire que je vous propose de découvrir en quelques photos.

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Avez-vous déjà visité ce château ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Album photos #2 – Le château d’Ecouen

Situé dans le Val d’Oise, à une vingtaine de kilomètres de Paris, le château d’Ecouen a été construit à partir de 1538. Son premier propriétaire est Anne de Montmorency, connétable de France (c’est-à-dire chef des armées) et ministre de François Ier et Henri II. Le château est devenu le musée national de la Renaissance suite à une décision d’André Malraux. C’est donc par son architecture et par sa collection d’arts décoratifs que ce château nous fait voyager à l’époque de la Renaissance.

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Album photos·Visites et rencontres

Album photos #1 – Reims

Je suis allée pour la première fois visiter Reims en avril dernier. Surtout connue pour être la ville de sacre des rois de France, Reims a aussi été marquée par les deux conflits mondiaux. La ville est un véritable livre d’histoire. Détruite à 80% pendant la Première Guerre mondiale, elle fut reconstruite dans le style art-déco. Reims fut aussi importante pendant la Seconde Guerre mondiale puisqu’elle a été le siège du quartier général d’Eisenhower. C’est là qu’a été signée la capitulation de l’Allemagne nazie le 7 mai 1945 (et non le 8 mai !)

J’ai consacré ma journée à Reims à des visites culturelles : le musée de la Reddition ; la cathédrale ; le Palais du Tau ; le musée des Beaux-arts ; l’ancienne abbaye Saint Remi transformée en musée ; et la basilique Saint Remi.

Le Musée de la Reddition

Située dans un ancien collège, la salle où fut signée la capitulation de l’Allemagne nazie a été conservée dans son état d’origine. Le musée présente également de nombreux objets et costumes liés à la Seconde Guerre mondiale.

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La cathédrale

Datant du XIIIe siècle, la cathédrale fut le lieu de baptême de Clovis puis du sacre de la majorité des rois de France. Sa façade compte pas moins de 2033 statues !

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Le Palais du Tau

Résidence des archevêques de Reims depuis le XIIe siècle, le palais du Tau abrite désormais le musée de l’oeuvre de Notre-Dame. Si vous aimez les trésors, n’hésitez pas, vous ne serez pas déçus !

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Le Musée des Beaux-arts

Il se situe dans l’ancienne abbaye Saint-Denis. La collection, qui va du XVIe au XXe siècle, est très dense. Une seule déception : l’interdiction de prendre des photos dans la salle XXe qui comporte des oeuvres Art nouveau, style que j’adore.

Le Musée historique Saint Remi

Les bâtiments de l’ancienne abbaye datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Ils abritent des collections sur l’histoire de la ville, de la Préhistoire à la Renaissance. Si j’ai apprécié découvrir les collections, ce sont surtout les lieux qui m’ont éblouie.

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La basilique Saint Remi

Construite vers l’an mil, la basilique abrite les reliques de Saint Remi, l’évêque qui a baptisé Clovis.

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Ce fut une journée bien chargée, mais j’ai beaucoup aimé toutes les visites que j’ai faites. (un grand merci à ma guide, Lisa, si jamais tu passes ici). Il faisait malheureusement un peu frais, donc je n’ai pas profité de la ville en elle-même, mais c’est une bonne excuse pour y retourner, d’autant plus que j’aimerais visiter les caves et faire quelques dégustations. Reims est une ville très agréable, avec beaucoup d’endroits à découvrir. Elle offre une plongée passionnante dans l’histoire et ravira tous les curieux.

Pour en savoir plus et/ou préparer votre visite, je vous recommande le site internet Reims-Tourisme.